Brouillage des ondes de FIM FM : la grosse colère des responsables de la radio et de l’URTELGUI

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  • 27 novembre 2023 11:10

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La radio Fréquences Infos Médias (FIM) est toujours brouillée et cela a commencé depuis le vendredi dernier. Le directeur de la chaine ne cache pas sa déception et son amertume devant cette situation. Dans l’émission Mirador de ce lundi, 27 novembre 2023, Talibé Barry qualifie cette situation d’injuste et dénonce le silence de la Haute autorité de la communication (HAC) et de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT).

Depuis vendredi nuit, les réseaux sociaux sont inaccessibles en Guinée, exceptés par ceux qui ont installé des VPN dans leurs appareils. C’est le même cas pour la radio FIM FM, dont les ondes sont brouillées depuis le vendredi.  

Talibé Barry dénonce cette situation et dit ne pas comprendre le fait que les autorités n'apportent aucune explication face à ce qui arrive. Pour lui, l'Etat a failli à son devoir vis-à-vis des citoyens.

Ce qui est grave, poursuit-il, ceux qui prennent parfois le contrôle de notre station font passer de la musique militaire. « Qui sait un jour, ils peuvent faire passer des messages non souhaités et nous les attribuer. On assiste à la raison du plus fort », a martelé le directeur de la radio de FIM FM.

Pour sa part, le directeur technique de FIM FM a apporté des précisons concernant le brouillage dont est victime la radio depuis vendredi. Kalil Awada a dit que cette fois-ci c'est grave. Il précise que la radio n'a aucun problème technique. Il estime que ce brouillage est provoqué dans le but de nuire à la bonne marche de ce media.

En outre, le secrétaire général de l’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée (URTELGUI) a aussi pris la parole pour déplorer cette situation. Il tient pour responsable de cet impair l'Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT). Aboubacar Camara estime que la liberté de la presse est sérieusement menacée. Il dit avoir appelé plusieurs personnalités mais qui ne donnent aucune suite favorable à ses appels.

Aboubacar Camara annonce que dès demain mardi, des actions fortes seront menées pour freiner le musèlement de la presse.

La rédaction

 

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