Lors du conseil des ministres de ce jeudi, le président de la République s’est encore montré prodigue en promesses, comme à son habitude. Rien de nouveau sous le soleil, puisqu’Alpha n’a fait que ressasser les mêmes discours sur la croisade contre la corruption.
C’est la
nième fois, depuis sa réélection pour un quatrième mandat, que le président rabâché
les oreilles de ses compatriotes d’annonces relatives à la croisade contre la
corruption. Il aurait donc instruit fermement aux ministres sectoriels de
s’avise que « tous les contrats et marchés publics soient attribués, par la
voie des appels d’offres, qui doivent être lancés six mois avant, sans le
moindre prétexte de dérogation lié à des urgences ou d’autres raisons ». Comme
rapporté par le porte-parole du gouvernement dans son compte-rendu.
Une fois n’est
pas coutume, Alpha aurait ordonné dans la même dynamique que tous les contrats
et marchés publics soient passés au crible, avant d’être approuvés et payés.
Des précautions visant à déjouer les pièges de la corruption. Du déjà entendu.
En effet, le
président aime se payer de mots. Mais quand il s’agit de passer à l’acte, il a
toujours un retard à l’allumage. Parfois il ne se contente que des effets
d’annonce. Comme quand il s’agit de moraliser l’administration publique, pour
la débarrasser de ses mauvaises habitudes, telle que la corruption.
D’ailleurs
ceux qui avaient cédé sous le charme du poncif de « Gouverner autrement »,
commencent pour la plupart à se raviser.
A partir du
moment où pour mener le changement de cap tant souhaité par les populations, le
président a reconduit quasiment la même équipe, en refusant de se débarrasser
des poids morts, il ne fallait plus s’attendre aux résultats escomptés.
En
définitive, sous Alpha Condé la lutte contre la corruption ne se réduira qu’à
un serpent de mer.
A moins que le chef de l’Etat ne veuille nous surprendre agréablement. Même s’il y a un dicton qui dit qu’on ne se refait pas. Il y a donc de quoi être prudent. Et comme Saint Thomas, attendre de voir avant de croire.
Mamadou Dian
Baldé