Mohamed Sékou Touré, Bintou Kanté, Ibrahima Sory Soumah, Mohamed Dramé, Moussa Vaféré Camara et Sékou Diop sont accusés, les uns pour avoir participé en connaissance de cause à l'établissement de faux arrêtés d'engagement à la fonction publique, et les autres pour avoir abusé de leur statut de militant du RPG pour tromper des gens en leur promettant l'intégration à la fonction publique moyennant de l'argent. Leur procès se tient au tribunal de première instance de Kaloum ce mercredi 2 février 2022.
Excepté Sékou Diop, tous les autres prévenus sont en train
de comparaître à la barre. Mais, aucun d'entre eux ne reconnaît les faits qui
leur sont reprochés. Pourtant, selon l'ordonnance de renvoi, quelques-uns des
prévenus ont réussi à retirer des mains de leurs victimes présumées plus de 281
millions de francs guinéens.
La nommée Bintou Kanté est soupçonnée d'être l'auteure
principale des faits d'établissement des faux arrêtés d'engagement à la fonction
publique. Appelée à la barre, elle nie en bloc tout établissement de faux
arrêtés. Cependant, la prévenue reconnaît avoir scanné et procédé à des
modifications d'un arrêté dont elle n'a pas vérifié l'authenticité. Les faits
ont eu lieu dans son centre de prestation de service à Kaloum. Selon elle, le
document en question lui a été envoyé par Mohamed Dramé, un de ses co-prevenus
dans cette affaire.
Par ailleurs, Bintou Kanté ajoute avoir fait le travail d'un
client sans savoir à quoi le document allait servir. Elle reconnait toutefois n’avoir
pas le droit de modifier un acte administratif.
L'autre fait qu'elle ne nie pas, est d'avoir des cachets des
commissaires centraux de Ratoma et de Kaloum. Elle s'en est servie pendant huit
ans, reconnait-elle, pour établir ou modifier des cartes d'identités
nationales.
Selon nos informations, la jeune femme, âgée d’une trentaine
d’années, avait été une fois jugée et condamnée pour abus de confiance.
A suivre !
Sékou Diateya Camara