Le Tribunal de première instance de Mafanco a rendu son verdict ce lundi, 20 juin 2022, dans le procès ministère public contre des candidats et surveillants poursuivis pour des faits présumés de fraude et complicité au brevet d’études du premier cycle. Sur les 13 prévenus, certains ont été relaxés d’autres ont été reconnus coupables et condamnés à des peines de prison ferme ou assorties de sursis.
C’est aux environs de 10 heures que le procès des
surveillants et candidats, poursuivis pour des faits présumés de fraude à
l’examen et complicité a démarré.
A la barre, ce sont les candidats Mohamed Lamine Keïta et
Babara Soumah qui ont comparu bien avant le verdict. Après avoir reconnu les faits,
ils ont indiqué qu’ils ont été pris l’un avec une ancienne carte d’examen,
n’ayant pas pris la nouvelle, faute de payement des deux (2) derniers mois de
scolarité, et le deuxième pour n’avoir pas son prénom sur sa carte scolaire.
Pour le ministère public, ces candidats doivent être retenus
dans les liens de la culpabilité et condamnés à une peine d’un (1) an de prison
assorti de sursis avec une amende de 500.000 francs guinéens chacun, conformément
à l’article 687 du Code pénal.
Prenant la parole, la défense a indiqué que ces faits ne
sont pas des délits de fraude. Pour elle, les faits doivent être requalifiés ou
tout simplement renvoyé les prévenus pour des fins de poursuite.
Après réquisitions et plaidoiries, le président de
l’audience a appelé les 11 autres prévenus à la barre pour rendre le
verdict.
Dans le délibéré, le tribunal a déclaré les candidats Alseny
Camara, Youssouf Camara et Amara Camara coupables du délit de fraude à l'examen
du BEPC par substitution de candidat. Ils ont été ainsi condamnés à un mois
d'emprisonnement ferme. Par contre, Babara Soumah et Mohamed Lamine Keïta ont
été condamnés à un (1) an de prison assorti de sursis.
Quant aux surveillants Mohamed Kindo Sylla, Hawa Kourouma,
Fatoumata Binta Danfa et Mohamed Lamine Dramé, ont été renvoyés des fins de la
poursuite pour délits non constitués.
Mamadou Aliou Diallo, Mamadou Alpha Bah ont été déclarés
coupables de délit de fraude et condamnés à un an d'emprisonnement assortis de
sursis.
Abdoulaye Sangaré, Mamadou Alpha Diallo ont été quant à eux
condamnés pour complicité, à un an de prison assortis de sursis.
Aboubacar Sidiki
Camara