Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique pénale du parquet
général relativement à la lutte contre la fraude dans les examens et concours,
le parquet de Mafanco, à la date du 14 Juin 2022, a engagé des poursuites
judiciaires contre les personnes ci-après :
1-Alpha Mamadou BAH, élève,
candidat au BEPC,
2-Mamadou Aliou DIALLO, élève,
candidat au BEPC,
3-Amara CAMARA, élève, candidat
au BEPC,
4-Youssouf CAMARA, élève,
candidat au BEPC
5-Alsény CAMARA, étudiant à
l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry facultés des sciences, département
chimie, Licence 2,
6-Fatoumata Binta DANFA,
institutrice en classe de 4 année à l’école primaire de Gbèssia Centre,
7-Hawa KOUROUMA, institutrice en
classe de 3 année à l’école primaire de Béhanzin,
8-Mohamed Lamine DRAME,
instituteur en classe de 2 année à l’école primaire de Yimbaya,
9-Mohamed Kindo SYLLA, instituteur
en classe de 5 année à l’école primaire de Gbéssia Port 2
10-Mamadou Alpha DIALLO,
professeur d’anglais au collège Michelle
OBAMA,
11-Abdoulaye SANGARE, professeur
de chimie/Physique au groupe scolaire Michelle OBAMA,
Les personnes mises en cause
susnommés sont poursuivies, pour avoir commis une fraude pendant l’examen du
brevet d’étude du premier cycle (BEPC), en introduisant des téléphones
portables dans les centres d’examens, en se substituant aux vrais candidats,
pour les uns, et en participant en pleine connaissance de cause à la commission
de ces infractions, pour les autres.
Ces infractions sont prévues,
définies et réprimées par les dispositions des articles 686, 687 et 19 du Code
Pénal qui disposent :
1-article 686: « toute fraude
commise dans les examens ou concours publics ayant pour objet l’entrée dans une
administration publique, l’acquisition d’un diplôme délivré par l’Etat, ou
l’obtention du permis de conduire est punie d’un emprisonnement de 1 mois à 3
ans et d’une amende de 500 000 à 2. 500.000 FG ou l’une de ces deux peines
seulement; 2-Grtice 687: « quiconque s’est rendu coupable du délit défini à
l’article à un tiers ou en communiquant Concours, à l’une des parties
intéressées, l’article précédent, notamment en délivrant sciemment avant
l’examen ou le contexte ou le sujet de l’épreuve, ou bien en substituant une
tierce personne au véritable candidat, est condamné à un emprisonnement de 1
mois à 3 ans et à une amende de 500 000 à 2500 000 FG ou de l’une de ces deux
peines seulement»; -article 19: «la complicité est la participation d’un
individu en pleine Connaissance de cause, à un crime ou à un délit dont un
autre est l’auteur principal»
Le parquet de Mafanco informe
l’opinion nationale que la procédure concernant les susnommés a été orientée en
flagrant délit.
Les prévenus ont été ainsi,
placés sous mandat de dépôt et conduits à la Maison Centrale de Conakry à la
date du 14 juin 2022. lls comparaitront devant la juridiction de jugement ce
jour 15 juin 2022.
Cette procédure qui suit son
cours normal, connaitra un traitement judiciaire respectueux des droits de
l’Homme et des principes cardinaux qui gouvernent le procès pénal.
Le parquet, après avoir constaté
avec regret, la recrudescence des cas de fraudes dans les examens, promet de
sévir avec rigueur et détermination contre les auteurs, coauteurs et complices
de ces pratiques illégales et irresponsables qui sapent les efforts incommensurables
déployés par l’Etat dans le cadre du renforcement du système éducatif guinéen.
Le parquet prendra les jours à
venir des réquisitions relatives à l’ouverture d’enquêtes minutieuses et
profondes afin de déceler tous les réseaux liés à la fraude dans les examens et
concours scolaires en République de Guinée.
Les services de police
judiciaires requis auront ainsi pour mission de rechercher, d’interpeller et de
déférer/devant les parquets compétents, les auteurs, coauteurs et complices
de/ces agissements, tapis au sein de l’administration publique et des
établissements d’enseignements privés.
Mafanco le 15 Juin 2022
Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de
Mafanco