La décision de fermer les nouvelles mines d’or découvertes dans la préfecture de Gaoual, commune rurale de Kounsitel par le gouverneur de la région administrative de Labé à compter du mercredi, 09 juin 2021, ne reste pas sans conséquences.
Les milliers d’orpailleurs venue
de la Haute Guinée et d’autres ouest-africains sont toujours campés dans la
commune rurale. Les populations locales se plaignent de la destruction de leurs
champs agricoles, leurs plantations et la disparition de leurs troupeaux.
‘’ Cette décision est anormale
pour les fils de ce pays. L’Etat veut à lui seul manger cette richesse aussi.
Nous, nous voulons qu’on nous laisse travailler pour subvenir à nos besoins.
Beaucoup ont pris des motos en location ou en crédit pour un mois. Nous restons
ici jusqu’à l’ouverture du site. D’autres ont payé pour qu’on les laisse
creuser et on nous l’interdit. Nous, nous voulons que l’Etat nous dise de quoi
il a peur pour que des dispositions communes soient prises dès maintenant.
Comment ceux-ci vont faire sans compter tous les financements faits depuis
Siguiri, Kankan et ailleurs ?’’ s’est demandé Aliou Condé qui un avis partagé
par les milliers d’orpailleurs pris au piège dans cette localité très pauvre.
Et d’ailleurs, les habitants dénoncent
un pillage de leurs champs et plantations et la disparition de leurs troupeaux
depuis l’arrivée de ce fluide d’orpailleurs.
Alors que deux morts par
accidents de moto sont déjà enregistrés dont un imam de la localité percuté par
des orpailleurs sur moto. Les prix aussi ont tous augmenté.
‘’ Nous remercions les autorités
pour cette décision de fermeture parce que, des gens sont venus de partout pour
envahir nos terres sans rien demander. Nos champs sont dévastés pour creuser de
l’or, nos plantations sont détruites aussi.
Ils mangent tout ce qu’on a
planté dans nos jardins. Et plus, ils sont prêts à s’attaquer à nous avec des
bâtons si on refuse qu’ils ne pénètrent dans nos plantations. Ils sont de
toutes les ethnies et d’autres ne sont même pas Guinéens,’’ a dénoncé El hadji
Aliou Diallo, interrogé par la presse locale.
Mamadou Samba Sow, lui dit avoir
perdu certaines de ses bêtes en moins de trois jours.‘’ Ils sont venus creuser
là au niveau de nos pâturages. Et donc, les beaufs ne pouvaient plus y rester.
Je ne retrouve pas trois de mes vaches. Je ne sais pas ce qu’elles sont
devenues. Je suis venu leur dire qu’ici est mon pâturage mais ils n’entendent
rien. Maintenant que c’est fermé nous sommes très contents et nous demandons
que l’Etat nous aide à retrouver nos troupeaux qu’ils ont peut être mangé’’ a
confié un éleveur au micro de notre correspondant régionale.
Jusqu’aux dernières nouvelles,
l’autorité régionale de Boké était sur les lieux pour évaluer la situation.
Mais aucune grande décision n’est encore prise.
AGP