Justice : IPT PowerTech réclame plus d’un milliard GNF à Abdoulaye Barry de la FESATEL

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  • 03 mars 2022 13:27

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Le procès du secrétaire général de la Fédération syndicale autonome des télécommunications (FESATEL) s’est poursuivi au Tribunal de première instance de Dixinn ce jeudi 3 mars 2022. Poursuivi pour des faits de diffamation, Abdoulaye Barry réfute les accusations. Pourtant, le plaignant Thomas Fofana, responsable de PowerTech, a réitéré que les propos du prévenu sont diffamatoires quand il dit que l'employé le mieux payé dans sa société perçoit 3 millions GNF et serait maltraités.

Cette affaire remonte à mars 2021. A l’occasion d’une interview accordée au site d’informations générales Guineematin.com, le secrétaire général de la FESATEL avait dénoncé les conditions de travail des employés de la société IPT PowerTech.

Alors qu’Abdoulaye Barry continue de nier les faits de diffamation par voie de presse, Thomas Fofana a laissé entendre que ses employés les plus payés perçoivent plus de 20 millions GNF par mois. Par contre, reconnaît-il, des employés dans la sous-traitance à l'image des manutentionnaires, sont payés à moins de 2 millions. Pour réfuter les déclarations du secrétaire général de la FESATEL relative à la Maltraitance, Thomas Fofana indique que ces employés sont encore mieux outillés quand ils sont sur le terrain.

Après les débats, l’on est passé aux réquisitions et plaidoiries. Le ministère public estime que les faits de diffamation allégués contre Abdoulaye Barry sont avérés. Son représentant requiert sa condamnation à 5 millions de francs guinéens, conformément aux dispositions des articles 108 et 99 de la loi sur la presse.

Pour leur part, les avocats de la société IPT PowerTech réclament 1 milliards et demi de francs guinéens pour, selon eux, réparer les préjudices causés par les déclarations du prévenu.

Par contre, les avocats de la défense balayent tout d’un revers de main. Pour Me Hamidou Barry, son client n'a fait que jouer son rôle de leader syndical, en dénonçant les conditions de travail des employés de PowerTech. Il estime que les faits ne sont pas établis et demande la relaxe de son client conformément à l'article 544 du code de procédure pénale.

A la suite de Me Hamidou Barry, l'autre avocat de la défense a plaidé la relaxe. Selon Me Almamy Samory Traoré, les propos de son client sont évidents, parce que le contraire n'a pas été prouvé par le plaignant. Il s’est ensuite contenté de communiquer au tribunal une grille salariale consignée dans un papier non signé ni cacheté. Il a demandé la relaxe de son client.

Le verdict est attendu dans 15 jours.

Sékou Diatéya Camara

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