Mafanco : le procureur requiert la condamnation d’Aboubacar Soumah avec une dispense de peine

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  • 21 juin 2022 15:14

  • Justice

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Le président du parti Guinée pour la Démocratie et l’équilibre (GDE) est à la barre du tribunal de Mafanco ce mardi 21 juin 2022. Aboubacar Soumah est poursuivi pour des faits de violences et menaces contre le journaliste Ahmed Camara de la radio Espace FM, qui n’est pas le plaignant tout de même. Alors que le leader politique nie les faits, le procureur a requis sa condamnation mais avec une dispense de peine.

L’ancien député, ancien maire de Dixinn et leader du GDE a nié les accusations portées à son encontre. Le juge a rappelé que Ahmed Camara reproche à Aboubacar Soumah de l'avoir secoué au point qu'il a perdu un bouton de sa chemise.

Le politique réfute cette accusation et informe qu'il n'a fait que poser ses mains sur les épaules du chroniqueur des Grandes Gueules pour lui dire de ne pas l'insulter, alors qu'il était traité de menteur, de malhonnête et de bordel par ce dernier quand il a nié son soutien au 3ème mandat d’Alpha Condé.

Il lui est aussi reproché d'avoir dit qu'il va régler les comptes de Ahmed Camara. Aboubacar Soumah a aussi réfuté cette accusation. Selon lui, il avait juste menacé de poursuivre le journaliste pour l'avoir invectivé.

Après les débats, le représentant du ministère public a requis en faveur d'Aboubacar Soumah une dispense de toute peine résultant des faits qui lui sont reprochés, sur le fondement de l'article 125 du code pénal. Une disposition qui donne la possibilité à un tribunal correctionnel de déclarer un prévenu coupable d'un délit mais de le dispenser de toute peine, lorsqu'il s'est amendé, que le dommage qu'il a causé a été réparé et que le trouble résultant de l'infraction a cessé.

Cependant, pour l’avocat de la défense, retenir le prévenu dans les liens de la culpabilité et le dispenser de toute peine est un paradoxe. Selon ces derniers, leur client n'a commis aucune infraction. Par la voix de Me Moussa 2 Keita, ils ont crié à de l'acharnement contre Aboubacar Soumah, avant de plaider sa relaxe sur le fondement de l'article 544 du code de procédure pénale.

Sékou Diateya Camara

 

Commentaires (1)

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    Soulaymanna 21 juin 2022 16:36

    La guinée est vraiment malade

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