MISE AU POINT : LES TRAVAUX CONTINUENT POUR L’ELIGIBILITE DE LA
GUINEE AU MILLENNIUM CHALLENGE CORPORATION (MCC)
Conakry le 16 avril 2021 - Le
Ministère en charge des Investissements et des Partenariats Publics Privés a
constaté avec surprise que les derniers résultats enregistrés au Millennium
Challenge Corporation (MCC) ont été qualifiés de « sanction des autorités
américaines à l’encontre de la Guinée » par plusieurs organes de presse. A
ce titre le département souhaite apporter des clarifications suite à la
communication de Monsieur le Ministre Gabriel CURTIS donnée en Conseil des
ministres le jeudi 15 avril 2021. Le MCC étant une évaluation continue, elle
nécessite l’identification et l’adoption de réformes dans de nombreux secteurs
avec l’obligation d’un suivi statistiques dans leur mise en œuvre.
Durant le Conseil des Ministres
Monsieur Gabriel CURTIS a prononcé sa communication bimestrielle sur les
avancées sur le Millennium Challenge Corporation (MCC), un dispositif d’appui à
la bonne gouvernance, de lutte contre la pauvreté et de développement du
capital humain, initié par le Département d’Etat américain. Ce programme
sélectionne les pays bénéficiaires à travers un processus concurrentiel qui
évalue l’action gouvernementale à travers 20 indicateurs repartis en trois
axes : la bonne gouvernance, la liberté économique, et l’investissement
dans le capital humain.
Dans sa communication le Ministre
Curtis a présenté les résultats encourageants de l’évaluation 2021 du
MCC (publié en novembre 2020) où la Guinée a enregistré son meilleur
résultat à date avec neuf (9) indicateurs validés contre sept
(7) sur l’évaluation 2020. La validation de l’indicateur de lutte contre la
corruption est notamment à saluer.
Le Ministre a noté que malgré ces
avancées notre pays n’a pu accéder aux financements du programme en raison de
la non-validation d’indicateurs relatifs aux droits démocratiques. Ce recul risque
de s’accentuer au regard du rapport publié le 22 mars 2021 par l’Agence de
notation américaine Freedom House qui a abaissé de deux points la note de la
Guinée dans ce registre. En effet, l’agence de notation considère que seuls les
pays avec des scores supérieurs à 25 valident cet indicateur. A date, la Guinée
enregistre un score de 25 points ; ce qui signifie que le pays est sur la
médiane et la validation de l’indicateur n’est alors pas entérinée.
Pour inverser cette tendance,
consolider les acquis et permettre l'éligibilité au MCC lors de la prochaine
évaluation, le Ministre a noté que depuis deux ans son département, en synergie
avec plusieurs départements ministériels, procède à la mise en œuvre de cadres
de travail visant à renforcer la communication institutionnelle en direction
des agences de notation en particulier et du public en général. Cette
initiative découle des analyses de l’équipe de coordination du programme
d’accès au MCC en Guinée qui ont ressorti que les agences de notation s’appuient
sur des données non mises à jour qui ne reflètent pas la situation actuelle du
pays. De plus, certains rapports comme celui du Département d’Etat s’appuient
sur des informations transmises par la société civile locale et certaines ONG
internationales sans prendre en compte les données et les communications
officielles du gouvernement.
Pour remédier à cela, le
Gouvernement a entrepris de partager des informations avec les agences de
notation sur les réformes adoptées ces dernières années dans les domaines
concernant le MCC à savoir :
L’efficacité gouvernementale :
· Réformes
de la fonction publique, réglementation du système bancaire et financier
· Réformes
du système fiscal
· Révision
du code du travail
La liberté d’information :
· L’adoption
de la loi portant sur l’accès à l’information publique
Les droits politiques :
· La
tenue des échéances électorales depuis 2010
Le contrôle de la
corruption :
· L’adoption
d’une Loi portant sur la lutte contre la corruption
· L’adoption
d’une Loi portant sur le Code de conduite de l’agent public
· La
signature du décret portant déclaration d’actifs, de biens ou de patrimoine des
personnalité visées par l‘article 36 de la constitution de la République de
Guinée
Aussi, avec le concours du
Ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger, des dossiers
d’information sur le MCC ont également été envoyés à nos ambassades de
Washington, Paris, Ottawa, Genève et Rome pour amorcer des dialogues
constructifs avec les agences de notation ; l'objectif étant de présenter
des informations officielles et actualisées sur les réformes entreprises en
Guinée.
Les nombreux efforts mis en œuvre
pour permettre l’accessibilité de la Guinée au MCC se justifient par les enjeux
de ce programme. Un pays sélectionné aux programmes du MCC accède à un appui
financier d’un montant pouvant aller jusqu'à 500 millions de dollars pour des
projets à fort impact social, dans les domaines de la santé, de l’éducation, de
l’agriculture, de l’énergie et des infrastructures.
Avec neuf (9) indicateurs validés
en 2021 et l’obtention de l’indicateur de ‘contrôle de la corruption’, la Guinée
se rapproche davantage des dix (10) indicateurs nécessaires pour l’éligibilité
au programme compact du MCC qui permettra au pays d’obtenir un don pour la
réalisation d’importants projets de développement dans les infrastructures
publiques à fort impact social (travaux publics, agriculture, énergie,
hydraulique, assainissement, santé, etc.)
A titre de rappel, depuis 2018 le
Ministère en charge des Investissements et des Partenariats Publics Privés
(MIPPP) est chargé de la coordination du programme d’accès au MCC pour la
République de Guinée. Il travaille en collaboration avec les points focaux des
départements ministériels pour assurer l’obtention d’une subvention du
programme MCC conformément aux instructions du Président de la République, le
Pr. Alpha Condé.
Pour plus d’informations sur les
résultats de la Guinée au MCC, consultez : https://www.mcc.gov/who-we-select/scorecard/fy-2021/GN
Transmis par le Service communication
et relations publiques
Ministère en charge des
Investissements et des Partenariats Publics Privés
Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement