La police nationale est encore sous le choc. La mort de l’Adjudant-chef Aboubacar Traoré a bouleversé ses collègues, tout comme la hiérarchie. Il a été fauché dans la matinée d’hier mercredi par un automobiliste. Un acte prémédité d’après les témoins. Abdourahmane Cissé, c’est son nom ne va pas tarder à être présenté au procureur. La police souhaite qu’il soit sévèrement sanctionné.
La police nationale se sent choquée par la manière avec
laquelle l’Adjudant-chef Aboubacar Traoré a été tué. Le Contrôleur Général Boubacar
Kassé, porte-parole de la police nationale, a expliqué ce qui s’est passé.
« Il avait mis un barrage pour endiguer un peu les
embouteillages. C'est donc une voiture Ferrari, immatriculée RC 3224 AW
conduite par un certain Abdourahmane Cissé, qui était à ce niveau. Il a été
sommé de s'arrêter, il a dit non, tout en disant que si l'adjudant ne quitte
pas il va monter sur toi puis continuer.
Ainsi dit, ainsi fait. Donc, il a percuté le policier et il lui a traîné
sur une distance de 20 mètre. Suite aux cris des uns et des autres, il était
obligé de s'arrêter le temps d'extraire l'adjudant-chef sous la voiture et puis
il a pris la tangente. Arrivé au niveau du carrefour Kendeka à Matoto ou il y avait
aussi des barrières, il a voulu esquiver les barrières, la voiture s'est
retrouvé dans le fossé. Au même moment, il y'avait les conducteurs de moto qui
le poursuivaient, ce qui a d'ailleurs attiré l'attention des agents qui étaient
à ce niveau. C'est ainsi qu'il a été intercepté et conduit au commissariat
spécial de la police routière de Matoto », a-t-il précisé.
Bien connu des
automobilistes, car fidèle à son travail, l’adjudant Traoré était loin
d’imaginer qu’il accomplissait sa dernière mission. Cette fois encore, il était
au rond-point de la tannerie, entrain de réguler la circulation comme tous les
matins.
La police nationale
espère qu’Abdourahmane Cissé subira les rigueurs de la loi. « Une
réquisition du médecin pour déterminer les causes réelles de la mort de
l'adjudant-chef a été délivrée. De notre côté, nous avons réuni toutes les
preuves. L'auteur de cet acte est un récidiviste parce que des renseignements
recueillis prouvent qu'il a déjà commis ce genre d'accident mortel, tout cela
sera retenu contre lui. Il sera présenté aujourd'hui même devant le procureur.
Il revient à la justice de faire appliquer la loi ».
L’Adjudant-chef Aboubacar Traoré avait deux femmes et
sept enfants. Il a été enterré au cimetière de Gbessia après la prière de ce
jeudi à 14 h.
Harissatou Sow