Siguiri : après le décès d’une femme enceinte, l’hôpital visé par une plainte

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  • 13 juillet 2021 11:14

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Après le décès de son épouse en grossesse, lors de  l’accouchement, Kaba Diakité a pris la résolution de saisir la justice. Il accuse les médecins en services ce jour-là de négligence. Alors que nous mettions cette dépêche en ligne, sa plainte serait parvenue au tribunal de première instance de Siguiri.

La tragédie a eu lieu dans la nuit du vendredi au samedi dernier. «  Ma femme s’est plaint de douleur abdominale. Très tôt le matin donc, je l’ai conduite à l’hôpital. C’est ainsi que les médecins m’ont prescrit une ordonnance qui a calmé la douleur » explique  Kaba Diakité à mosaiqueguinée. Quelques temps après, selon lui,  les médecins l’ont autorisé à rentrer à la maison pour revenir à 10 heures : «  au retour, les médecins que nous avons trouvé ne se sont pas occupés de nous. Ces médecins ont traité ma femme de faible et de vaurienne».

 Dans la foulée, Kaba Diakité dit avoir été chassé des lieux par des médecins pendant que son épouse agonise : « à travers les mouvements des sages-femmes,  j’ai compris qu’il y a quelque chose qui n’allait. C’est ainsi que je leur ai demandé de me laisser voir ma femme, mais ils ont catégoriquement refusé. J’ai appelé ma jeune sœur Fatim pour aller rester aux côtés d’elle, elle a aussi été empêchée d’accès. »

Lorsque l’homme apprend la nouvelle de la mort de sa femme des heures après, il pique une colère noire. «  J’ai décidé donc de saisir la justice pour faire la lumière sur le décès de ma femme et de mon bébé», a-t-il déclaré. Pour lui, sa conjointe est victime d’une légèreté médicale.

A l’hôpital, le médecin chef, Dr Tassi Bérété réfute cette allégation. D’abord, il précise que la femme a été admise, aux environs de 14 heures 30 minutes dans la salle d’accouchement : « elle a trouvé d’autres parce que c’est une salle commune.  Après l’avoir examinée, nous avons constaté qu’il y a deux femmes qui devaient être opérées (elle et une autre qui avait les mêmes diagnostics. À la différence de celle qui est décédée, l’autre dame avait une tension plus basse environnant (6.0). C’est ainsi nous avons jugé nécessaire de la soumettre à une réanimation et opérer la seconde. Après l’intervention, on est revenu pour évaluer son état mais les paramètres étaient complètement effondrés, son organisme ne pouvait supporter l’intervention. Ainsi, elle a rendu l’âme sans accoucher ni subir l’intervention ».

Depuis un certain temps, des plaintes se multiplient contre les médecins du pays. Le dernier cas en date porte sur la mort d’une femme à la maternité de Kankan.

Gilles MC

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