Après le décès de son épouse en grossesse, lors de l’accouchement, Kaba Diakité a pris la
résolution de saisir la justice. Il accuse les médecins en services ce jour-là
de négligence. Alors que nous mettions cette dépêche en ligne, sa plainte
serait parvenue au tribunal de première instance de Siguiri.
La tragédie a eu lieu dans la
nuit du vendredi au samedi dernier. « Ma femme s’est
plaint de douleur abdominale. Très tôt le matin donc, je l’ai conduite à
l’hôpital. C’est ainsi que les médecins m’ont prescrit une ordonnance qui a
calmé la douleur » explique Kaba
Diakité à mosaiqueguinée. Quelques temps après, selon lui, les médecins l’ont autorisé à rentrer à la maison
pour revenir à 10 heures : « au retour, les médecins que nous avons
trouvé ne se sont pas occupés de nous. Ces médecins ont traité ma femme de
faible et de vaurienne».
Lorsque l’homme apprend la
nouvelle de la mort de sa femme des heures après, il pique une colère noire. «
J’ai décidé donc de saisir la justice pour faire la lumière sur le décès de ma
femme et de mon bébé», a-t-il déclaré. Pour lui, sa conjointe est victime d’une
légèreté médicale.
A l’hôpital, le médecin chef, Dr
Tassi Bérété réfute cette allégation. D’abord, il précise que la femme a été
admise, aux environs de 14 heures 30 minutes dans la salle d’accouchement :
« elle a trouvé d’autres parce que c’est une salle commune. Après
l’avoir examinée, nous avons constaté qu’il y a deux femmes qui devaient être
opérées (elle et une autre qui avait les mêmes diagnostics. À la différence de
celle qui est décédée, l’autre dame avait une tension plus basse environnant
(6.0). C’est ainsi nous avons jugé nécessaire de la soumettre à une réanimation
et opérer la seconde. Après l’intervention, on est revenu pour évaluer son état
mais les paramètres étaient complètement effondrés, son organisme ne pouvait
supporter l’intervention. Ainsi, elle a rendu l’âme sans accoucher ni subir
l’intervention ».
Depuis un certain temps, des
plaintes se multiplient contre les médecins du pays. Le dernier cas en date
porte sur la mort d’une femme à la maternité de Kankan.
Gilles MC