Éditorial : La pirouette du maître des horloges

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  • 02 mai 2023 09:21

  • Politique

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La récente sortie du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, a été mise à profit par M. Mory Condé, pour rafraîchir la mémoire de l’opinion sur cette lapalissade, selon laquelle, en période d’élections « l’argent est le nerf de la guerre ». D’où cette cagnotte de près de 6000 milliards de fg, sortie du chapeau de la junte, comme le prix à payer pour sortir de la transition par le haut. Cette voie du salut de la transition est toutefois perçue par maints observateurs comme la quadrature du cercle, qu’il faudra résoudre. Au nom de Périclès, le père de la démocratie. Pendant que la médiation entre les forces vives et le gouvernement de transition est au point mort, la junte vient d’abattre ses cartes. C’est ainsi qu’elle nous apprend que le processus de mise en œuvre du chronogramme ne souffrirait d’aucun aléa. Mais que tout n’est cependant pas réglé comme sur du papier à musique.

Le gouvernement étant face à la nécessité impérieuse de mobiliser près de 6000 milliards de fg, comme budget destiné au financement du processus électoral.

En pareilles circonstances, notre pays est tenu de faire la manche, pour combler le gap de ce budget électoral, estimé à plus de 5000 milliards de fg. L’État guinéen ne disposant que de 500 milliards de fg comme participation. « Le chemin est long du projet à la chose », comme l’a dit Molière.

En mettant ainsi la barre très haut, en termes de budget électoral, le pouvoir de Conakry prouve qu’il ne veut pas aborder le virage qui mène vers le retour à l’ordre constitutionnel, à la bonne franquette.

Inversant ainsi le principe du rasoir d’ockham, qui dit je cite : « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? »

Cette pirouette digne du maître des horloges fait des vagues dans le landerneau. Apportant ainsi de l’eau au moulin des détracteurs de la junte, qui pensent que cette transition serait partie pour durer.

Après tout, on peut faire des chiffres ce que l’on veut, nous apprend l’adage. Un chronogramme électoral n’est jamais non plus gravé dans le marbre, sous les tropiques. De manière classique, les citoyens ne sont appelés aux urnes que quand le monarque est sûr de gagner le vote, avec un score à la soviétique.

Même si dans le scénario actuel, les membres de la junte ne sont candidats à rien. De quoi mettre un bémol à la hantise des opposants à la junte, qui craignent qu’elle ne s’agrippe au pouvoir.

Des allégations battues en brèche par le pouvoir de Conakry. Qui jure la main sur le cœur, qu’il ne fera pas un jour de plus, au terme du chronogramme consensuel de deux ans, fixé d’un commun accord avec la communauté internationale. Parole d’honneur d’un pouvoir sur le qui-vive. 

Mamadou Dian Baldé

 

Commentaires (1)

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    Hello World! https://racetrack.top/go/hezwgobsmq5dinbw?hs=425fba26749b31a2b6d8081f8e7d571b& 04 mai 2023 06:56

    r5y2ax

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