Le procès des ravisseurs des opérateurs économiques Mamadou Bobo Barry, connu sous le nom de Bobo Hong Kong, et de Thierno Mamadou Dansoko, se poursuit ce lundi, 13 juin 2022, devant le tribunal de Première instance de Dixinn. Sidi Mohamed Diallo, Thierno Ciré Sow et plusieurs autres sont accusés d’enlèvement, de séquestration, d’association de malfaiteurs, de détention et usage illégal d'armes et de munitions, de vol aggravé et complicité. Le dossier en est à sa phase des réquisitions et plaidoiries, a constaté sur place un reporter de FIM FM.
Les plaidoiries ont commencé par les avocats de la partie
civile. Au nom de Bobo Hong-Kong, maitre Lancinè Sylla réclame à Sidi Mohamed
Diallo et Thierno Ciré Sow, la somme de 217 mille dollars à titre principal et
300 millions de francs guinéens à titre de dommage et intérêts.
En effet, Mamadou Bobo Barry avait été enlevé en 2009. L’affaire
avait connu un premier jugement en 2014. Mais, c'est seulement Sidi Mohamed
Diallo qui en avait été reconnu coupable et condamné à 15 ans de réclusion
criminelle et au paiement de 217 mille dollars US à titre principal et 300 millions
GNF de dommages et intérêts. Après sa condamnation, Sidi Mohamed est alors envoyé
à la prison civile de Kindia. Ayant réussi à s’évader, il n'a pas purgé sa
peine. Le dossier a été relancé quand la même personne a été arrêtée suite à
l'enlèvement de Thierno Mamadou Dansoko. Il a également réussi à s’évader de la
maison centrale de Conakry.
Après l'avocat de Bobo Hong-Kong, c'est au tour de celui de
Thierno Mamadou Dansoko de plaider. C'est au compte du dossier de la dizaine
d'accusés dans cette affaire. L’avocat de l'opérateur économique sollicite la
condamnation solidaire des présumés ravisseurs de son client au payement d'une
somme d'un milliard de francs guinéens.
Thierno Mamadou Dansoko avait été enlevé le 16 mars 2021. Il
a passé 12 jours dans les mains de ses ravisseurs. Après avoir été libéré,
lui-même a œuvré pour l'interpellation de ceux qui l'ont enlevé. Sidi Mohamed
Diallo et plusieurs autres accusés avaient été alors arrêtés et placés sous
mandat de dépôt. En juillet 2021, le premier, considéré comme étant le cerveau
de l’opération, s'est évadé de la maison centrale de Conakry.
Sékou Diatéya Camara